Souvenir, souvenirs...
J'ai retrouvé quelques carnets de voyage... C'est étrange de se replonger dedans : tout d'un coup on retrouve une ambiance, les souvenirs se reforment... Du coup, j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle rubrique dans ce blog devenu un peu pathétique depuis quelques temps. J'ai besoin d'évasion alors allons-y, replongeons-nous au coeur des routes tracées, première étape : l'Amérique du Sud !
En 2002, mon frère vivait au Chili. MonsieurChaouine et moi avons donc sauté sur l'occasion et après avoir déniché (non sans mal) des billets d'avion à un prix abordable (tout est relatif), on se décide pour un périple Nord du Chili - Bolivie (on voulait aller au Pérou aussi mais on avait qu'un petit mois de vacances alors il a fallu se restreindre et rester raisonnables). C'est notre premier voyage ensemble, notre première expérience de vie commune non-stop, on va enfin savoir si on tient la distance ! Et en plus on ne parle pas un seul mot d'espagnol, ni l'un, ni l'autre !
Vendredi 16 août 2002
Ce jour-là, je découvre que MonsieurChaouine est un stressé de base. Notre billet étant à un tarif raisonnable, on fait escale à Francfort (demandez pas la logique de la chose) et à Buenos Aires. MonsieurChaouine a donc peur de rester coincé à Paris, Francfort et Buenos Aires ! Il a peur aussi de ne pas trouver ses bagages à l'arrivée (à sa décharge, ça m'est déjà arrivé donc je comprends).
L'avion est confortable, heureusement : on a une bonne vingtaine d'heures d'avion en tout. On est à côté du hublot mais ça n'a aucun intérêt : la majeure partie du trajet se fait au dessus de l'atlantique et il fait rapidement nuit.
Samedi 17 août 2002
Arrivée sans encombre à Santiago au petit matin. On croise mes parents à l'aéroport (eux ils repartent) mais comme mon père est lui même un grand stressé de base, ils nous quittent rapidement pour aller enregistrer leurs bagages et poireauter tous seuls pendant des heures dans l'aérogare. On petit-déjeune avec mon frère et on va chez lui où on rencontre enfin sa copine (étant donné qu'il ne m'a jamais présenté personne, je suis très très curieuse). A l'apéro, on a déjà droit au fameux Pisco (boisson locale très alcoolisée accompagnée de sucre et de citron), ça décoiffe !
L'après-midi, on prend notre premier micro, c'est comme ça qu'on appelle les bus urbains à Santiago. Prendre le micro, c'est déjà toute une aventure. Là-bas, n'importe qui peut monter une compagnie avec ses propres lignes. Le traffic des bus est donc très anarchique. Chaque micro a une pancarte sur le pare-brise qui indique son trajet. Il faut donc avoir une bonne vue et être très réactif. Sans compter qu'il y a de la concurrence : les chauffeurs considèrent parfois que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter car il n'y a pas assez de monde qui attend pour monter dans son bus, les autres bus pourraient alors le dépasser et ils perdraient l'avantage, donc ils snobbent !
Enfin, on y arrive quand-même (comme quoi c'est à la portée du premier imbécile venu de prendre le bus !). On fait un tour dans le centre. On passe à La Moneda (forcément, trop mythique), la Plazza de Armas et le Cerro Santa Lucia. C'est une petite colline en plein centre de Santiago qui servait autrefois de place forte. maintenant c'est un jardin public parsemé de ruines d'anciennes constructions, c'est assez sympa, pas commun en tout cas ! On revient en longeant le Rio Mapocho.
MonsieurChaouine apprend ses premiers mots d'espagnol : "vueona" et "oyo del culo", no comment...
On dort dans le lit de ma nièce, MonsieurChaouine prend toute la place, je me venge en piquant toutes les couvertures. Combat acharné donc pour cette première nuit au Chili !
En 2002, mon frère vivait au Chili. MonsieurChaouine et moi avons donc sauté sur l'occasion et après avoir déniché (non sans mal) des billets d'avion à un prix abordable (tout est relatif), on se décide pour un périple Nord du Chili - Bolivie (on voulait aller au Pérou aussi mais on avait qu'un petit mois de vacances alors il a fallu se restreindre et rester raisonnables). C'est notre premier voyage ensemble, notre première expérience de vie commune non-stop, on va enfin savoir si on tient la distance ! Et en plus on ne parle pas un seul mot d'espagnol, ni l'un, ni l'autre !
Vendredi 16 août 2002
Ce jour-là, je découvre que MonsieurChaouine est un stressé de base. Notre billet étant à un tarif raisonnable, on fait escale à Francfort (demandez pas la logique de la chose) et à Buenos Aires. MonsieurChaouine a donc peur de rester coincé à Paris, Francfort et Buenos Aires ! Il a peur aussi de ne pas trouver ses bagages à l'arrivée (à sa décharge, ça m'est déjà arrivé donc je comprends).
L'avion est confortable, heureusement : on a une bonne vingtaine d'heures d'avion en tout. On est à côté du hublot mais ça n'a aucun intérêt : la majeure partie du trajet se fait au dessus de l'atlantique et il fait rapidement nuit.
Samedi 17 août 2002Arrivée sans encombre à Santiago au petit matin. On croise mes parents à l'aéroport (eux ils repartent) mais comme mon père est lui même un grand stressé de base, ils nous quittent rapidement pour aller enregistrer leurs bagages et poireauter tous seuls pendant des heures dans l'aérogare. On petit-déjeune avec mon frère et on va chez lui où on rencontre enfin sa copine (étant donné qu'il ne m'a jamais présenté personne, je suis très très curieuse). A l'apéro, on a déjà droit au fameux Pisco (boisson locale très alcoolisée accompagnée de sucre et de citron), ça décoiffe !
L'après-midi, on prend notre premier micro, c'est comme ça qu'on appelle les bus urbains à Santiago. Prendre le micro, c'est déjà toute une aventure. Là-bas, n'importe qui peut monter une compagnie avec ses propres lignes. Le traffic des bus est donc très anarchique. Chaque micro a une pancarte sur le pare-brise qui indique son trajet. Il faut donc avoir une bonne vue et être très réactif. Sans compter qu'il y a de la concurrence : les chauffeurs considèrent parfois que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter car il n'y a pas assez de monde qui attend pour monter dans son bus, les autres bus pourraient alors le dépasser et ils perdraient l'avantage, donc ils snobbent !
Enfin, on y arrive quand-même (comme quoi c'est à la portée du premier imbécile venu de prendre le bus !). On fait un tour dans le centre. On passe à La Moneda (forcément, trop mythique), la Plazza de Armas et le Cerro Santa Lucia. C'est une petite colline en plein centre de Santiago qui servait autrefois de place forte. maintenant c'est un jardin public parsemé de ruines d'anciennes constructions, c'est assez sympa, pas commun en tout cas ! On revient en longeant le Rio Mapocho.
MonsieurChaouine apprend ses premiers mots d'espagnol : "vueona" et "oyo del culo", no comment...
On dort dans le lit de ma nièce, MonsieurChaouine prend toute la place, je me venge en piquant toutes les couvertures. Combat acharné donc pour cette première nuit au Chili !
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