
Hier, je suis retournée au boulot pour la première fois depuis la naissance de mon petit bonhomme (je crois que je vais laisser tomber Nestor, ça ne me plait plus cette idée : ce prénom ne lui correspond plus). Ca faisait presque 6 mois que je n'avais pas été bosser (oui je sais : je suis une grosse feignasse !). Et j'ai été surprise (quoique finalement ce n'est pas si étonnant) de constater que rien n'avait changé. Les gens sont toujours aussi coincés dans leur bulle, égocentriquement recroquevillés sur leur petit train-train, leur petit pouvoir... C'est dingue comme les gens ont peur du changement, incapables de bouger leurs petites fesses pour que tout soit plus simple, qu'ils soient eux-mêmes mieux dans leur peau.

Bref, ça m'a confortée dans mon projet de changer de métier (je sais que c'est partout pareil mais là je pense que j'ai fait le tour dans mon domaine alors je préfère aller voir ailleurs plutôt que de dépérir inévitablement et de perdre le peu d'enthousiasme qu'il me reste encore ; aller au travail à reculons, non merci !). Début février, j'ai envoyé un dossier pour une formation. Si tout va bien, je passe des oraux en juin (c'est un concours) et si je suis assez convaincante (croisez les doigts pour moi, PLIIIIIZZZZ), je pourrais commencer la formation en septembre. Et ce sera reparti pour un tour, une petite dizaine d'années je pense avant que je me lasse.... Et hop ! J'aurais sûrement encore envie de faire autre chose.

Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. Je m'ennuie vite. Une fois que j'ai vu tout ce que je voulais voir, je veux aller ailleurs. Je ne cherche pas à développer ou à m'insérer, je préfère rester un électron libre, ni à l'intérieur, ni à l'extérieur... Je ne sais pas si ça veut dire que je suis incapable de construire quelquechose jusqu'au bout, ou suis-je une éternelle insatisfaite ? Non, je crois juste qu'on a qu'une seule vie et qu'il faut en profiter un maximum. Ca n'a aucun intérêt pour moi de me cantonner à une activité si celle-ci ne me convient plus.
Par chaouine
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