la
tour de Bruxelles
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
la
tour de Bruxelles
S'il est facile de partir, qu'on s'éclipse en douceur ou qu'on claque violemment la porte, il n'est jamais simple de revenir. La peur du regard de
l'abandonné, l'ignorance de l'évolution des autres, l'incompatibilité possible entre deux nouveaux univers... Pour quelle raison, de quelle façon, sous quel prétexte ? J'aurais tendance à penser
qu'on est pas forcé de se justifier : on revient point. Est-on la (le) même, a-t-on les mêmes objectifs ? Pas sûr mais après tout quel intérêt ? Notre identité c'est aussi (surtout !)
nos choix, nos liens et nos envies. La vie est pleine d'accidents alors pourquoi ne pas profiter des (bonnes) surprises ?
Enfin, tout ça pour
vous dire que votre rire, votre regard, votre présence, votre lire me manque. Je ne sais pas trop ce que ce blog va devenir au fil des prochaines semaines mais je vous promets que je vais
essayer de m'y remettre (un peu ou beaucoup selon mon humeur). Excusez-moi encore de mes escapades en dehors de cet univers mais si j'aime ce mode de communication, j'aime encore plus ma liberté.
Ne me demandez donc pas d'être régulière et attachée. Je serais toujours là, papillonante mais passionnée !
Ils sont pas lourds, en février,
À se souvenir de Charonne,
Des matraqueurs assermentés
Qui fignolèrent leur besogne,
La France est un pays de flics,
À tous les coins d'rue y'en a 100,
Pour faire règner l'ordre public
Ils assassinent impunément.
Quand on exécute au mois d'mars,
De l'autr' côté des Pyrénées,
Un arnachiste du Pays basque,
Pour lui apprendre à s'révolter,
Ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
De cette immonde mise à mort,
Mais ils oublient qu'la guillotine
Chez nous aussi fonctionne encore.
Etre né sous l'signe de l'hexagone,
C'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment,
Et le roi des cons, sur son trône,
J'parierai pas qu'il est all'mand.
On leur a dit, au mois d'avril,
À la télé, dans les journaux,
De pas se découvrir d'un fil,
Que l'printemps c'était pour bientôt,
Les vieux principes du seizième siècle,
Et les vieilles traditions débiles,
Ils les appliquent tous à la lettre,
Y m'font pitié ces imbéciles.
Ils se souviennent, au mois de mai,
D'un sang qui coula rouge et noir,
D'une révolution manquée
Qui faillit renverser l'Histoire,
J'me souviens surtout d'ces moutons,
Effrayés par la Liberté,
S'en allant voter par millions
Pour l'ordre et la sécurité.
Ils commémorent au mois de juin
Un débarquement d'Normandie,
Ils pensent au brave soldat ricain
Qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui,
Ils oublient qu'à l'abri des bombes,
Les Francais criaient "Vive Pétain",
Qu'ils étaient bien planqués à Londres,
Qu'y'avait pas beaucoup d'Jean Moulin.
Etre né sous l'signe de l'hexagone,
C'est pas la gloire, en vérité,
Et le roi des cons, sur son trône,
Me dites pas qu'il est portugais.
Ils font la fête au mois d'juillet,
En souv'nir d'une révolution,
Qui n'a jamais éliminé
La misère et l'exploitation,
Ils s'abreuvent de bals populaires,
D'feux d'artifice et de flonflons,
Ils pensent oublier dans la bière
Qu'ils sont gourvernés comme des pions.
Au mois d'août c'est la liberté,
Après une longue année d'usine,
Ils crient : "Vive les congés payés",
Ils oublient un peu la machine,
En Espagne, en Grèce ou en France,
Ils vont polluer toutes les plages,
Et par leur unique présence,
Abimer tous les paysages.
Lorsqu'en septembre on assassine,
Un peuple et une liberté,
Au coeur de l'Amérique latine,
Ils sont pas nombreux à gueuler,
Un ambassadeur se ramène,
Bras ouverts il est accueilli,
Le fascisme c'est la gangrène
À Santiago comme à Paris.
Etre né sous l'signe de l'hexagone,
C'est vraiment pas une sinécure,
Et le roi des cons, sur son trône,
Il est francais, ça j'en suis sûr.
Finies les vendanges en octobre,
Le raisin fermente en tonneaux,
Ils sont très fiers de leurs vignobles,
Leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux",
Ils exportent le sang de la terre
Un peu partout à l'étranger,
Leur pinard et leur camenbert
C'est leur seule gloire à ces tarrés.
En Novembre, au salon d'l'auto,
Ils vont admirer par milliers
L'dernier modèle de chez Peugeot,
Qu'ils pourront jamais se payer,
La bagnole, la télé, l'tiercé,
C'est l'opium du peuple de France,
Lui supprimer c'est le tuer,
C'est une drogue à accoutumance.
En décembre c'est l'apothéose,
La grande bouffe et les p'tits cadeaux,
Ils sont toujours aussi moroses,
Mais y'a d'la joie dans les ghettos,
La Terre peut s'arrêter d'tourner,
Ils rat'ront pas leur réveillon;
Moi j'voudrais tous les voir crever,
Étouffés de dinde aux marrons.
Etre né sous l'signe de l'hexagone,
On peut pas dire qu'ca soit bandant
Si l'roi des cons perdait son trône,
Y'aurait 50 millions de prétendants.
Freemen est un réseau de blogs dont les auteurs sont convaincus des deux points suivants :
- le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique, et économique
- s’attaquer sérieusement à ce problème et à d’autres (guerres, pauvreté…) implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de croissance.
Les free(wo)men qui ont lu et relu ce qui précède et qui sont toujours d’accord avec les deux postulats de départ, s’engagent seulement, en se déclarant free(wo)men, à faire des liens sur leurs blogs vers les autres blogs free(wo)men. Cela est destiné à donner plus de visibilité aux écrits des autres esprits libres.
A côté ce cela, chacun pense et écrit ce qu’il veut sur son blog, que ce soit politique, cinéma, art, de tout…
136 blogs free(wo)men au 4 juillet 2007 :