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carnets de routes


Mardi 15 mai 2007
Vendredi 23 août 2002

On va à La Paz en bus. On part d'Arica (au niveau de la mer) et on monte direct sur l'Altiplano (plateau à 4500m d'altitude). La route est tortueuse et le plateau-repas a du mal à descendre notre système digestif (surtout qu'on a encore droit aux films de canibales...). On traverse le parc naturel de Lauca qui est vraiment magnifique. On voit des lamas et des vigognes partout et même... des flamants roses ! La montée subite en altitude nous donne un peu mal au crâne mais on supporte plutôt bien. La frontière bolivienne c'est là :


Magique !
Sauf qu'avec l'altitude, quand on veut piquer un sprint pour aller au bord de l'eau, on crache très vite ses poumons ! Quand à tremper les pieds dans le lac, c'est même pas la peine d'y penser (on met le bout du petit doigt et on ressort direct). Il paraît que le lac gèle toutes les nuits et dégèle tous les jours...
A la douane, ils sortent tous les sacs des soutes mais n'en fouillent que certains (pas les notres : si vous voulez passer des trucs, c'est à nous qu'il faut les confier). Dans le bus, on rencontre un couple d'Anglais. Ils font le tour du monde en un an et traversent le continent américain en suivant (grosso modo) la panaméricaine.
On arrive à La Paz. C'est une ville gigantesque construite à un endroit improbable : dans un ravin entre 3000 et 4100 mètres d'altitude ! On passe par El Alto, le quartier pauvre sur le plateau qui surplombe la ville et puis c'est la descente...

On se trouve un hôtel à un prix dérisoire (l'équivalent de 30 francs la nuit pour 2). A La Paz, les rues sont presque à la verticale et très encombrées. Les divers véhicules qui les traversent roulent à une allure de dingue (enfin surtout quand ils descendent, moins quand ils montent). Peut-être n'ont-ils pas de freins en fait...

Par chaouine - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Lundi 23 avril 2007
Jeudi 22 août 2002

On arrive tôt le matin à Arica, ville des raz de marrée... On cherche l'hôtel indiqué par notre guide pourri mais il ne reste que la façade ! On trouve un autre hôtel 50 mètres plus loin. On négocie involontairement une chambre à 5000 pesos (notre mauvais espagnol peut quelquefois nous être bénéfique). La douche : quel bonheur ! Après deux nuits dans le bus ça fait vraiment du bien ! Ensuite direction le terminal pour acheter des tickets de bus pour La Paz, puis la lavanderia (nos fringues ont besoin autant que nous d'un bon petit bain moussant !).

On prend un colectivo (taxi collectif) pour aller au musée archéologique à San Miguel de Azapa. La visite est très intéressante : les quelques objets que l'on y découvre sont bien présentés. On y voit aussi les fameuses momies chinchorros. On décide ensuite d'aller à pieds aux ruines du village Pukara San Lorenzo : c'est juste en face... Seulement il faut faire un grand détour pour y accéder ! Sur le chemin, on croise un oiseau-mouche. Comme il mange le pollen des fleurs, on a bien le temps de l'admirer. Les ruines ne sont pas très intéressantes mais la ballade est sympa. MonsieurChaouine meurt de faim. Heureusement il nous reste un peu de chips et du pain (parce que dans ce bout de désert, aucune chance de trouver le moindre truc à bouffer !). On retourne à Arica en se faisant arnaquer par le chauffeur du colectivo qui a quand-même un peu peur lorsqu'on lui demande de nous déposer devant la police internationale. On va manger des empanadas de queso dans un petit resto sympa. Mmmmmmmmmm, j'adore trop ça !!!

On va voir la fameuse cathédrale construite par Gustave Eiffel (il y a beaucoup de constructions Eiffel au Chili). Elle est assez originale (on ne peut pas rentrer mais on jette un coup d'oeil par les fenêtres ouvertes). Elle a été entièrement préfabriquée à Paris en 1876 puis acheminée en pièces détachées. On grimpe au Morro au sommet duquel on trouve un tout petit Jésus et un immense monument martial commémorant la guerre du Pacifique (une grande et âpre bataille s'est déroulée à cet endroit entre Péruviens et Chiliens). Mouaif... On regarde par dessus les murs du musée de la guerre mais on ne veut pas y aller : pas question de leur donner le moindre peso ! On redescend visiter l'Aduana où il y a une exposition de photos de la ville au début du siècle. On retourne à l'hôtel en catastroumpf car MonsieurChaouine a un besoin de plus en plus urgent (son système digestif a du mal avec le changement d'alimentation).

On décide ensuite d'aller à la plage se baigner dans le Pacifique. On y met que les pieds car l'eau est vraiment TRES froide ! Du coup, on fait des géoglyphes avec les galets sur le sable (y a beaucoup de géoglyphes indiens dans la région, on en a vus en allant à San Miguel de Azapa). On va chercher notre linge à la lavanderia et surprise : les filles nous ont tout repassé même nos chaussettes trouées ! On s'achète un réveil (le notre a rendu l'âme) et de quoi manger en passant par les Mercados. Puis on se ballade un peu dans Arica by night...
Crédits photos : Filopix et Sylvain Rondi

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Jeudi 12 avril 2007
Mardi 20 août 2002

Ce soir, on part pour Antofagasta. Notre première mission de la journée est donc d'acheter des tickets de bus. On ne saura jamais très bien ce que nous ont raconté les vendeuses de l'agence Pullman Bus. Muy bizarre : elles veulent savoir le prix de nos billets ?! On obtient finalement les petits bouts de papiers tant convoités... On escalade le Cerro San Cristobal (le téléphérique n'ouvre qu'à 14h30, dommage!). On s'arrête au jardin botanique de Tupahue (je n'en ai plus le moindre souvenir, j'imagine qu'il ressemble à n'importe quel jardin botanique...), puis on adopte un chien en chemin (au Chili, il y a beaucoup de chiens errants et de temps en temps (tout le temps en fait), il y en a un ou deux (ou trois) qui nous suivent ; j'imagine qu'ils espèrent de la nourriture). Il est plutôt cool contrairement à d'autres (là, il faut que je vous avoue que j'ai toujours eu TRES peur des chiens (ne vous inquiétez pas trop : je me soigne au fil du temps) et ça, ça intrigue vraiment MonsieurChaouine). On redescend comme des touristes de base : en funiculaire. On part à la recherche d'un bouquin sur les oiseaux chiliens pour MonsieurChaouine (on en a pas trouvé en France avant de partir et on en trouvera pas plus là-bas) et d'un élastique pour ma braguette qui se fait la malle (c'est un super sytème D : on accroche un élastique au bout du zip et pour fermer la braguette, on accroche l'autre bout de l'élastique au bouton de la ceinture (oui, je sais, des fois vaut mieux racheter carrément un pantalon mais moi j'aime bien user jusqu'au bout)). On déjeune à l'heure chilienne (trop forts !) en centre ville. Après un choix de resto difficile, on atterrit sur des banquettes en skaï pour manger le fameux pastel de choclo. C'est du poulet avec des oignons et des raisins dans un petit bol recouvert de pâte de maïs gratinée au four. C'est muy rico mais ça colle aux dents ! On va chercher ma nièce à l'école. Seulement, on a pas de monnaie pour le micro. Seule solution : acheter des glaces (si on ne fait pas l'appoint quand on achète le ticket de micro, c'est sûr qu'on se fait jeter : ça réduit la moyenne du chauffeur). Le glacier parle français et il ne comprend pas trop pourquoi on a une petite fille chilienne qui ne parle pas un mot de français alors que nous mêmes ne parlons pas un mot d'espagnol. On fait des adieux déchirants à mon frère puis on part à l'aventure pour Antofagasta... Dans le métro, il y a beaucoup de monde, ça n'avance pas, MonsieurChaouuine trépigne (il a peur de rater le bus). On arrive sans encombre au Terminal Alameda. Voyage de nuit.

Mercredi 21 août 2002

On se réveille dans le désert (enfin dans le bus qui roule dans le désert, nuance), c'est très surprenant. Un steward très sympa nous sert le petit-déj. Il flirte avec les filles assises devant nous... A part ça, le voyage est éprouvant : on nous passe des films  atroces pendant les repas, genre hannibal le canibale, sans commentaire. On arrive à Antofagasta à 16h.  Le port est plein de phoques qui nous font signe avec les pattes. On  voit aussi des tortues et des pélicans bien sûr. La ville n'est pas terrible à part quelques maisons et la place du Mercado. Du coup, on va sur internet envoyer des mails. Ca ne marche pas, je m'énerve. Décidément cette ville est pourrie. On finit par glandouiller sur la place du Mercado. L'ennui, le froid et la faim nous poussent dans le  restaurant encore vide "El Chico Jaime" à 19h30. Le cadre est sympa. MonsieurChaouine prend des locos et moi du Pastel de Jaiva. Muy rico, muy caro ! On reprend le bus de nuit sans regret. Direction Arica...

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Lundi 26 mars 2007
Dimanche 18 août 2002

Journée culturelle ou presque...
On prend un micro (on devient des experts) pour le museo de arte precolombino. C'est gratuit ! Et en plus c'est pas mal...Une manière de nous plonger dans ces civilisations, parfois oubliées (je pense aux Alakalufs par exemple). On essaie le musée archéologique mais c'est fermé, dommage. On retourne Place d'Armes et on tente la visite du Museo historico Nacional. Le bâtiment était peut-être la mairie, en tous cas le guide s'est planté : c'est le bâtiment d'à côté ! MonsieurChaouine stresse parce qu'il faut laisser le sac au vestiaire (comme si on trimballait des millions ! Pfff !), il veut donner de l'argent mais on le lui refuse. La visite ne me laisse pas un souvenir impérissable... Un peu kitsch, on sent la domination espagnole.
Direction le Mercado Central pour manger chez Augusto sur les conseils de mon frère. Sauf que c'est trop tôt. On patiente en en flânant dans les petits marchés de l'autre côté du Rio Mapocho. Puis on se ballade en bas du Cerro San Cristobal.
Retour au Mercado Central via le Centro Cultural Estacion Mapocho. On déjeune enfin chez Augusto. C'est encore un peu trop tôt mais on a du mal à respecter l'heure chilienne. On ne prend pas de vin. En représailles, Augusto nous laisse mourir de soif (au Chili, on n'apporte pas de carafe d'eau sur la table au restaurant : il faut obligatoirement commander une boisson si l'on veut rafraichir son gosier). Bon poisson quand-même (délicieux même, j'en avais pris un "a la plancha", je m'en rappelle encore tellement c'était divin).
Après notre repas de rois, on part pour le Cerro San Cristobal, cette grande colline au milieu de la ville transformée en parc immense. On zieut par dessus les grilles du jardin zoologique puis on monte en funiculaire les 860m qui mènent au sommet (un peu fainéants sur ce coup-là). On a une vue magnifique sur la ville, gigantesque. On descend à pieds par le parc Metropolitano pour rentrer au bercail. On rencontre ma nièce qui ne parle pas un seul mot de français (et nous pas un seul mot d'espagnol), malgré tout le contact est facile et agréable. Soirée empanadas et dames chinoises (non, non, ce n'est pas un jeu typiquement chilien : c'est une exportation personnelle).


Lundi 19 août 2002

On se lève tôt, direction Valparaiso ! On va prendre le bus au terminal Alameda. On a un peu de difficultés pour se faire comprendre, heureusement le guichetier est sympa. Le temps, jusque là pas terrible, s'améliore au fil du trajet. On voit nos premiers cactus. Grand ciel bleu à l'arrivée. Valparaiso est une ville étrange. C'est un immense port autour d'une baie entourée de collines. Chaque colline constitue un quartier et des ascensores ont été construits pour y monter sans trop se fouler (moyennant finances bien sûr). Nous prenons notre premier ascensor décrit comme original dans notre guide. On ne comprend pas trop pourquoi : c'est un bête ascenseur, même pas beau, plutôt sordide en fait. On y accède par un long tunnel humide. Au bout d'un moment, on arrive à une porte en fer. Pas de bouton d'appel, rien. On passe la minute qui suit à se demander ce qu'il faut faire... Finalement, l'ascenseur arrive tout seul. Il nous emmène en haut d'une tour située sur une colline. La vue est intéressante : on est sur un côté de la ville et on a donc un panorama relativement complet. On redescend par des escaliers aux marches inégales. On découvrira par la suite que tous les autres ascensores sont des funiculaires, ce qui explique l'originalité de celui-ci !

On se ballade dans Valparaiso en cherchant en vain les pickpockets (on nous avait dit de nous méfier, surtout dans le centre). On déjeûne sur la place Sotomayor dans un petit resto populaire très sympa. La serveuse nous informe que les pickpockets sont à nos trousses (Caramba ! Ils sont vraiment très forts, on ne les avait pas remarqués). On décide de les semer en montant à pieds sur la colline la plus proche par un escalier interminable. Mission fatigante mais réussie ! Les pickpockets sont vraiment des feignasses !!! On continue notre ballade dans les collines de Valparaiso puis on redescend le long du port. cette ville dégage une ambiance particulière, comme si les fantômes de vieux aventuriers trainaient dans l'air... sans parler de Pablo Neruda...
Comme on a bien trotté, on décide de changer nos tickets de bus et de rentrer plus tôt que prévu. On est très fiers de nous : on a super bien réussi à expliquer ce qu'on voulait et à comprendre ce que nous dit le guichetier. L'accent de Valparaiso serait-il plus agréable à nos oreilles ?
Le retour en bus est épique. Le chauffeur ne regarde jamais la route : et que j'essuie mes lunettes, et que je mange, et que je me coiffe en m'admirant dans le rétro, et que je ré-essuie  mes lunettes, le tout bien sûr principalement dans les virages... On subit un "arrêt-rétroviseur" : le chauffeur sort l'échelle pour le revisser, le contrôleur est mort de rire. On arrive malgré tout sain et saufs et à l'heure (!) (peut-être les arrêt-réparations sont compris dans la durée du trajet) à Santiago.



Pour de vraies infos sur Valparaiso, allez voir sur Wikipédia.

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