On va à La Paz en bus. On part d'Arica (au niveau de la mer) et on monte direct sur l'Altiplano (plateau à 4500m d'altitude). La route est tortueuse et le plateau-repas a du mal à descendre notre système digestif (surtout qu'on a encore droit aux films de canibales...). On traverse le parc naturel de Lauca qui est vraiment magnifique. On voit des lamas et des vigognes partout et même... des flamants roses ! La montée subite en altitude nous donne un peu mal au crâne mais on supporte plutôt bien. La frontière bolivienne c'est là :
Magique !
Sauf qu'avec l'altitude, quand on veut piquer un sprint pour aller au bord de l'eau, on crache très vite ses poumons ! Quand à tremper les pieds dans le lac, c'est même pas la peine d'y penser (on met le bout du petit doigt et on ressort direct). Il paraît que le lac gèle toutes les nuits et dégèle tous les jours...
A la douane, ils sortent tous les sacs des soutes mais n'en fouillent que certains (pas les notres : si vous voulez passer des trucs, c'est à nous qu'il faut les confier). Dans le bus, on rencontre un couple d'Anglais. Ils font le tour du monde en un an et traversent le continent américain en suivant (grosso modo) la panaméricaine.
On arrive à La Paz. C'est une ville gigantesque construite à un endroit improbable : dans un ravin entre 3000 et 4100 mètres d'altitude ! On passe par El Alto, le quartier pauvre sur le plateau qui surplombe la ville et puis c'est la descente...
On se trouve un hôtel à un prix dérisoire (l'équivalent de 30 francs la nuit pour 2). A La Paz, les rues sont presque à la verticale et très encombrées. Les divers véhicules qui les traversent roulent à une allure de dingue (enfin surtout quand ils descendent, moins quand ils montent). Peut-être n'ont-ils pas de freins en fait...



Ce soir, on part pour Antofagasta. Notre première mission de la journée est donc d'acheter des tickets de bus. On ne saura jamais très bien ce que nous ont raconté les vendeuses de l'agence Pullman Bus. Muy bizarre : elles veulent savoir le prix de nos billets ?! On obtient finalement les petits bouts de papiers tant convoités... On escalade le Cerro San Cristobal (le téléphérique n'ouvre qu'à 14h30, dommage!). On s'arrête au jardin botanique de Tupahue (je n'en ai plus le moindre souvenir, j'imagine qu'il ressemble à n'importe quel jardin botanique...), puis on adopte un chien en chemin (au Chili, il y a beaucoup de chiens errants et de temps en temps (tout le temps en fait), il y en a un ou deux (ou trois) qui nous suivent ; j'imagine qu'ils espèrent de la nourriture). Il est plutôt cool contrairement à d'autres (là, il faut que je vous avoue que j'ai toujours eu TRES peur des chiens (ne vous inquiétez pas trop : je me soigne au fil du temps) et ça, ça intrigue vraiment MonsieurChaouine). On redescend comme des touristes de base : en funiculaire. On part à la recherche d'un bouquin sur les oiseaux chiliens pour MonsieurChaouine (on en a pas trouvé en France avant de partir et on en trouvera pas plus là-bas) et d'un élastique pour ma braguette qui se fait la malle (c'est un super sytème D : on accroche un élastique au bout du zip et pour fermer la braguette, on accroche l'autre bout de l'élastique au bouton de la ceinture (oui, je sais, des fois vaut mieux racheter carrément un pantalon mais moi j'aime bien user jusqu'au bout)). On déjeune à l'heure chilienne (trop forts !) en centre ville. Après un choix de resto difficile, on atterrit sur des banquettes en skaï pour manger le fameux
