Ce soir, on part pour Antofagasta. Notre première mission de la journée est donc d'acheter des tickets de bus. On ne saura jamais très bien ce que nous ont raconté les vendeuses de l'agence Pullman Bus. Muy bizarre : elles veulent savoir le prix de nos billets ?! On obtient finalement les petits bouts de papiers tant convoités... On escalade le Cerro San Cristobal (le téléphérique n'ouvre qu'à 14h30, dommage!). On s'arrête au jardin botanique de Tupahue (je n'en ai plus le moindre souvenir, j'imagine qu'il ressemble à n'importe quel jardin botanique...), puis on adopte un chien en chemin (au Chili, il y a beaucoup de chiens errants et de temps en temps (tout le temps en fait), il y en a un ou deux (ou trois) qui nous suivent ; j'imagine qu'ils espèrent de la nourriture). Il est plutôt cool contrairement à d'autres (là, il faut que je vous avoue que j'ai toujours eu TRES peur des chiens (ne vous inquiétez pas trop : je me soigne au fil du temps) et ça, ça intrigue vraiment MonsieurChaouine). On redescend comme des touristes de base : en funiculaire. On part à la recherche d'un bouquin sur les oiseaux chiliens pour MonsieurChaouine (on en a pas trouvé en France avant de partir et on en trouvera pas plus là-bas) et d'un élastique pour ma braguette qui se fait la malle (c'est un super sytème D : on accroche un élastique au bout du zip et pour fermer la braguette, on accroche l'autre bout de l'élastique au bouton de la ceinture (oui, je sais, des fois vaut mieux racheter carrément un pantalon mais moi j'aime bien user jusqu'au bout)). On déjeune à l'heure chilienne (trop forts !) en centre ville. Après un choix de resto difficile, on atterrit sur des banquettes en skaï pour manger le fameux pastel de choclo. C'est du poulet avec des oignons et des raisins dans un petit bol recouvert de pâte de maïs gratinée au four. C'est muy rico mais ça colle aux dents ! On va chercher ma nièce à l'école. Seulement, on a pas de monnaie pour le micro. Seule solution : acheter des glaces (si on ne fait pas l'appoint quand on achète le ticket de micro, c'est sûr qu'on se fait jeter : ça réduit la moyenne du chauffeur). Le glacier parle français et il ne comprend pas trop pourquoi on a une petite fille chilienne qui ne parle pas un mot de français alors que nous mêmes ne parlons pas un mot d'espagnol. On fait des adieux déchirants à mon frère puis on part à l'aventure pour Antofagasta... Dans le métro, il y a beaucoup de monde, ça n'avance pas, MonsieurChaouuine trépigne (il a peur de rater le bus). On arrive sans encombre au Terminal Alameda. Voyage de nuit.Mercredi 21 août 2002
On se réveille dans le désert (enfin dans le bus qui roule dans le désert, nuance), c'est très surprenant. Un steward très sympa nous sert le petit-déj. Il flirte avec les filles assises devant nous... A part ça, le voyage est éprouvant : on nous passe des films atroces pendant les repas, genre hannibal le canibale, sans commentaire. On arrive à Antofagasta à 16h. Le port est plein de phoques qui nous font signe avec les pattes. On voit aussi des tortues et des pélicans bien sûr. La ville n'est pas terrible à part quelques maisons et la place du Mercado. Du coup, on va sur internet envoyer des mails. Ca ne marche pas, je m'énerve. Décidément cette ville est pourrie. On finit par glandouiller sur la place du Mercado. L'ennui, le froid et la faim nous poussent dans le restaurant encore vide "El Chico Jaime" à 19h30. Le cadre est sympa. MonsieurChaouine prend des locos et moi du Pastel de Jaiva. Muy rico, muy caro ! On reprend le bus de nuit sans regret. Direction Arica...



Samedi 17 août 2002