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Jeudi 12 avril 2007
Mardi 20 août 2002

Ce soir, on part pour Antofagasta. Notre première mission de la journée est donc d'acheter des tickets de bus. On ne saura jamais très bien ce que nous ont raconté les vendeuses de l'agence Pullman Bus. Muy bizarre : elles veulent savoir le prix de nos billets ?! On obtient finalement les petits bouts de papiers tant convoités... On escalade le Cerro San Cristobal (le téléphérique n'ouvre qu'à 14h30, dommage!). On s'arrête au jardin botanique de Tupahue (je n'en ai plus le moindre souvenir, j'imagine qu'il ressemble à n'importe quel jardin botanique...), puis on adopte un chien en chemin (au Chili, il y a beaucoup de chiens errants et de temps en temps (tout le temps en fait), il y en a un ou deux (ou trois) qui nous suivent ; j'imagine qu'ils espèrent de la nourriture). Il est plutôt cool contrairement à d'autres (là, il faut que je vous avoue que j'ai toujours eu TRES peur des chiens (ne vous inquiétez pas trop : je me soigne au fil du temps) et ça, ça intrigue vraiment MonsieurChaouine). On redescend comme des touristes de base : en funiculaire. On part à la recherche d'un bouquin sur les oiseaux chiliens pour MonsieurChaouine (on en a pas trouvé en France avant de partir et on en trouvera pas plus là-bas) et d'un élastique pour ma braguette qui se fait la malle (c'est un super sytème D : on accroche un élastique au bout du zip et pour fermer la braguette, on accroche l'autre bout de l'élastique au bouton de la ceinture (oui, je sais, des fois vaut mieux racheter carrément un pantalon mais moi j'aime bien user jusqu'au bout)). On déjeune à l'heure chilienne (trop forts !) en centre ville. Après un choix de resto difficile, on atterrit sur des banquettes en skaï pour manger le fameux pastel de choclo. C'est du poulet avec des oignons et des raisins dans un petit bol recouvert de pâte de maïs gratinée au four. C'est muy rico mais ça colle aux dents ! On va chercher ma nièce à l'école. Seulement, on a pas de monnaie pour le micro. Seule solution : acheter des glaces (si on ne fait pas l'appoint quand on achète le ticket de micro, c'est sûr qu'on se fait jeter : ça réduit la moyenne du chauffeur). Le glacier parle français et il ne comprend pas trop pourquoi on a une petite fille chilienne qui ne parle pas un mot de français alors que nous mêmes ne parlons pas un mot d'espagnol. On fait des adieux déchirants à mon frère puis on part à l'aventure pour Antofagasta... Dans le métro, il y a beaucoup de monde, ça n'avance pas, MonsieurChaouuine trépigne (il a peur de rater le bus). On arrive sans encombre au Terminal Alameda. Voyage de nuit.

Mercredi 21 août 2002

On se réveille dans le désert (enfin dans le bus qui roule dans le désert, nuance), c'est très surprenant. Un steward très sympa nous sert le petit-déj. Il flirte avec les filles assises devant nous... A part ça, le voyage est éprouvant : on nous passe des films  atroces pendant les repas, genre hannibal le canibale, sans commentaire. On arrive à Antofagasta à 16h.  Le port est plein de phoques qui nous font signe avec les pattes. On  voit aussi des tortues et des pélicans bien sûr. La ville n'est pas terrible à part quelques maisons et la place du Mercado. Du coup, on va sur internet envoyer des mails. Ca ne marche pas, je m'énerve. Décidément cette ville est pourrie. On finit par glandouiller sur la place du Mercado. L'ennui, le froid et la faim nous poussent dans le  restaurant encore vide "El Chico Jaime" à 19h30. Le cadre est sympa. MonsieurChaouine prend des locos et moi du Pastel de Jaiva. Muy rico, muy caro ! On reprend le bus de nuit sans regret. Direction Arica...

Par chaouine - Publié dans : carnets de routes - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Lundi 26 mars 2007
Dimanche 18 août 2002

Journée culturelle ou presque...
On prend un micro (on devient des experts) pour le museo de arte precolombino. C'est gratuit ! Et en plus c'est pas mal...Une manière de nous plonger dans ces civilisations, parfois oubliées (je pense aux Alakalufs par exemple). On essaie le musée archéologique mais c'est fermé, dommage. On retourne Place d'Armes et on tente la visite du Museo historico Nacional. Le bâtiment était peut-être la mairie, en tous cas le guide s'est planté : c'est le bâtiment d'à côté ! MonsieurChaouine stresse parce qu'il faut laisser le sac au vestiaire (comme si on trimballait des millions ! Pfff !), il veut donner de l'argent mais on le lui refuse. La visite ne me laisse pas un souvenir impérissable... Un peu kitsch, on sent la domination espagnole.
Direction le Mercado Central pour manger chez Augusto sur les conseils de mon frère. Sauf que c'est trop tôt. On patiente en en flânant dans les petits marchés de l'autre côté du Rio Mapocho. Puis on se ballade en bas du Cerro San Cristobal.
Retour au Mercado Central via le Centro Cultural Estacion Mapocho. On déjeune enfin chez Augusto. C'est encore un peu trop tôt mais on a du mal à respecter l'heure chilienne. On ne prend pas de vin. En représailles, Augusto nous laisse mourir de soif (au Chili, on n'apporte pas de carafe d'eau sur la table au restaurant : il faut obligatoirement commander une boisson si l'on veut rafraichir son gosier). Bon poisson quand-même (délicieux même, j'en avais pris un "a la plancha", je m'en rappelle encore tellement c'était divin).
Après notre repas de rois, on part pour le Cerro San Cristobal, cette grande colline au milieu de la ville transformée en parc immense. On zieut par dessus les grilles du jardin zoologique puis on monte en funiculaire les 860m qui mènent au sommet (un peu fainéants sur ce coup-là). On a une vue magnifique sur la ville, gigantesque. On descend à pieds par le parc Metropolitano pour rentrer au bercail. On rencontre ma nièce qui ne parle pas un seul mot de français (et nous pas un seul mot d'espagnol), malgré tout le contact est facile et agréable. Soirée empanadas et dames chinoises (non, non, ce n'est pas un jeu typiquement chilien : c'est une exportation personnelle).


Lundi 19 août 2002

On se lève tôt, direction Valparaiso ! On va prendre le bus au terminal Alameda. On a un peu de difficultés pour se faire comprendre, heureusement le guichetier est sympa. Le temps, jusque là pas terrible, s'améliore au fil du trajet. On voit nos premiers cactus. Grand ciel bleu à l'arrivée. Valparaiso est une ville étrange. C'est un immense port autour d'une baie entourée de collines. Chaque colline constitue un quartier et des ascensores ont été construits pour y monter sans trop se fouler (moyennant finances bien sûr). Nous prenons notre premier ascensor décrit comme original dans notre guide. On ne comprend pas trop pourquoi : c'est un bête ascenseur, même pas beau, plutôt sordide en fait. On y accède par un long tunnel humide. Au bout d'un moment, on arrive à une porte en fer. Pas de bouton d'appel, rien. On passe la minute qui suit à se demander ce qu'il faut faire... Finalement, l'ascenseur arrive tout seul. Il nous emmène en haut d'une tour située sur une colline. La vue est intéressante : on est sur un côté de la ville et on a donc un panorama relativement complet. On redescend par des escaliers aux marches inégales. On découvrira par la suite que tous les autres ascensores sont des funiculaires, ce qui explique l'originalité de celui-ci !

On se ballade dans Valparaiso en cherchant en vain les pickpockets (on nous avait dit de nous méfier, surtout dans le centre). On déjeûne sur la place Sotomayor dans un petit resto populaire très sympa. La serveuse nous informe que les pickpockets sont à nos trousses (Caramba ! Ils sont vraiment très forts, on ne les avait pas remarqués). On décide de les semer en montant à pieds sur la colline la plus proche par un escalier interminable. Mission fatigante mais réussie ! Les pickpockets sont vraiment des feignasses !!! On continue notre ballade dans les collines de Valparaiso puis on redescend le long du port. cette ville dégage une ambiance particulière, comme si les fantômes de vieux aventuriers trainaient dans l'air... sans parler de Pablo Neruda...
Comme on a bien trotté, on décide de changer nos tickets de bus et de rentrer plus tôt que prévu. On est très fiers de nous : on a super bien réussi à expliquer ce qu'on voulait et à comprendre ce que nous dit le guichetier. L'accent de Valparaiso serait-il plus agréable à nos oreilles ?
Le retour en bus est épique. Le chauffeur ne regarde jamais la route : et que j'essuie mes lunettes, et que je mange, et que je me coiffe en m'admirant dans le rétro, et que je ré-essuie  mes lunettes, le tout bien sûr principalement dans les virages... On subit un "arrêt-rétroviseur" : le chauffeur sort l'échelle pour le revisser, le contrôleur est mort de rire. On arrive malgré tout sain et saufs et à l'heure (!) (peut-être les arrêt-réparations sont compris dans la durée du trajet) à Santiago.



Pour de vraies infos sur Valparaiso, allez voir sur Wikipédia.

Par chaouine - Publié dans : carnets de routes - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Jeudi 22 mars 2007
J'ai retrouvé quelques carnets de voyage... C'est étrange de se replonger dedans : tout d'un coup on retrouve une ambiance, les souvenirs se reforment... Du coup, j'ai décidé d'ouvrir une nouvelle rubrique dans ce blog devenu un peu pathétique depuis quelques temps. J'ai besoin d'évasion alors allons-y, replongeons-nous au coeur des routes tracées, première étape : l'Amérique du Sud !

En 2002, mon frère vivait au Chili. MonsieurChaouine et moi avons donc sauté sur l'occasion et après avoir déniché (non sans mal) des billets d'avion à un prix abordable (tout est relatif), on se décide pour un périple Nord du Chili - Bolivie (on voulait aller au Pérou aussi mais on avait qu'un petit mois de vacances alors il a fallu se restreindre et rester raisonnables). C'est notre premier voyage ensemble, notre première expérience de vie commune non-stop, on va enfin savoir si on tient la distance ! Et en plus on ne parle pas un seul mot d'espagnol, ni l'un, ni l'autre !

Vendredi 16 août 2002
Ce jour-là, je découvre que MonsieurChaouine est un stressé de base. Notre billet étant à un tarif raisonnable, on fait escale à Francfort (demandez pas la logique de la chose) et à Buenos Aires. MonsieurChaouine a donc peur de rester coincé à Paris, Francfort et Buenos Aires ! Il a peur aussi de ne pas trouver ses bagages à l'arrivée (à sa décharge, ça m'est déjà arrivé donc je comprends).
L'avion est confortable, heureusement : on a une bonne vingtaine d'heures d'avion en tout. On est à côté du hublot mais ça n'a aucun intérêt : la majeure partie du trajet se fait au dessus de l'atlantique et il fait rapidement nuit.

Samedi 17 août 2002
Arrivée sans encombre à Santiago au petit matin. On croise mes parents à l'aéroport (eux ils repartent) mais comme mon père est lui même un grand stressé de base, ils nous quittent rapidement pour aller enregistrer leurs bagages et poireauter tous seuls pendant des heures dans l'aérogare. On petit-déjeune avec mon frère et on va chez lui où on rencontre enfin sa copine (étant donné qu'il ne m'a jamais présenté personne, je suis très très curieuse). A l'apéro, on a déjà droit au fameux Pisco (boisson locale très alcoolisée accompagnée de sucre et de citron), ça décoiffe !
L'après-midi, on prend notre premier micro,  c'est comme ça qu'on appelle les bus urbains à Santiago. Prendre le micro, c'est déjà toute une aventure. Là-bas, n'importe qui peut monter une compagnie avec ses propres lignes. Le traffic des bus est donc très anarchique. Chaque micro a une pancarte sur le pare-brise qui indique son trajet. Il faut donc avoir une bonne vue et être très réactif. Sans compter qu'il y a de la concurrence : les chauffeurs considèrent parfois que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter car il n'y a pas assez de monde qui attend pour monter dans son bus, les autres bus pourraient alors le dépasser et ils perdraient l'avantage, donc ils snobbent !
Enfin, on y arrive quand-même (comme quoi c'est à la portée du premier imbécile venu de prendre le bus !).
On fait un tour dans le centre. On passe à La Moneda (forcément, trop mythique), la Plazza de Armas et le Cerro Santa Lucia. C'est une petite colline en plein centre de Santiago qui servait autrefois de place forte. maintenant c'est un jardin public parsemé de ruines d'anciennes constructions, c'est assez sympa, pas commun en tout cas ! On revient en longeant le Rio Mapocho.
MonsieurChaouine apprend ses premiers mots d'espagnol : "vueona" et "oyo del culo", no comment...
On dort dans le lit de ma nièce, MonsieurChaouine prend toute la place, je me venge en piquant toutes les couvertures. Combat acharné donc pour cette première nuit au Chili !

Par chaouine - Publié dans : carnets de routes - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

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- s’attaquer sérieusement à ce problème et à d’autres (guerres, pauvreté…) implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de croissance.

Les free(wo)men qui ont lu et relu ce qui précède et qui sont toujours d’accord avec les deux postulats de départ, s’engagent seulement, en se déclarant free(wo)men, à faire des liens sur leurs blogs vers les autres blogs free(wo)men. Cela est destiné à donner plus de visibilité aux écrits des autres esprits libres.

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